Fibrillation atriale : symptômes, risques et traitements

Soignante tenant les mains d’une patiente âgée

La fibrillation atriale (ou fibrillation auriculaire) est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent. Souvent discrète, elle multiplie pourtant le risque d’AVC. Bien diagnostiquée, elle se traite efficacement.

Qu’est-ce que la fibrillation atriale ?

Normalement, le cœur bat de façon régulière, sous le contrôle d’un « chef d’orchestre » électrique situé dans l’oreillette droite. Dans la fibrillation atriale, l’activité électrique des oreillettes devient rapide et désorganisée : les oreillettes ne se contractent plus efficacement et le cœur bat de manière irrégulière, souvent trop vite.

Elle peut survenir par épisodes (forme paroxystique), durer plusieurs jours ou s’installer de façon permanente. Sa fréquence augmente nettement avec l’âge.

Quels sont les symptômes ?

  • des palpitations : sensation de cœur qui bat vite, fort ou de façon irrégulière ;
  • un essoufflement, en particulier à l’effort ;
  • une fatigue inhabituelle ;
  • des vertiges, parfois une gêne dans la poitrine.

Chez une partie des patients, la fibrillation atriale ne donne aucun symptôme et elle est découverte par hasard, lors d’un électrocardiogramme, ou à l’occasion d’une complication.

Pourquoi est-elle dangereuse ?

Lorsque les oreillettes ne se contractent plus correctement, le sang y stagne et peut former des caillots. Ceux-ci risquent de migrer vers le cerveau et de provoquer un AVC. La fibrillation atriale est ainsi associée à un risque d’AVC environ cinq fois plus élevé. À long terme, un rythme rapide non contrôlé peut aussi fatiguer le cœur et conduire à une insuffisance cardiaque.

Les facteurs favorisants

L’âge est le principal facteur de risque. Les recommandations européennes de 2024 insistent aussi sur la prise en charge des facteurs associés : hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, diabète, obésité, apnée du sommeil, sédentarité et consommation excessive d’alcool.

Comment la diagnostique-t-on ?

Le diagnostic repose sur l’électrocardiogramme (ECG). Lorsque les épisodes sont intermittents, un Holter ECG (enregistrement du rythme cardiaque sur 24 heures ou plus) permet de les détecter. Une échographie cardiaque complète le bilan pour rechercher une maladie du cœur associée.

Quels sont les traitements ?

La Société européenne de cardiologie (ESC) a résumé la prise en charge dans ses recommandations 2024 sous l’acronyme AF-CARE :

  • traiter les comorbidités et facteurs de risque (tension, poids, alcool, apnée du sommeil…) ;
  • prévenir l’AVC, le plus souvent par un traitement anticoagulant chez les patients à risque ;
  • contrôler les symptômes, en ralentissant le cœur ou en rétablissant un rythme régulier par des médicaments, une cardioversion ou une ablation ;
  • réévaluer régulièrement la situation de chaque patient.

L’ablation de la fibrillation atriale

Chez certains patients, une ablation par cathéter peut être proposée pour traiter les zones électriques responsables de l’arythmie. Réalisée par un cardiologue rythmologue, elle s’appuie sur une cartographie précise de l’activité électrique du cœur.

À Casablanca, l’unité de rythmologie interventionnelle de la Clinique FRANCEVILLE réalise ces procédures avec le système de cartographie haute précision RYTHMIA HDx.

Questions fréquentes sur la fibrillation atriale

Des palpitations, est-ce forcément une fibrillation atriale ?

Non, de nombreuses palpitations sont bénignes. Mais des palpitations irrégulières, prolongées ou associées à un essoufflement ou à un malaise justifient un ECG.

Le traitement anticoagulant est-il obligatoire ?

Il dépend du risque d’AVC propre à chaque patient, évalué par le cardiologue à l’aide de scores reconnus. La décision est individuelle.

L’ablation guérit-elle définitivement la fibrillation atriale ?

Elle permet chez de nombreux patients de retrouver un rythme régulier et de réduire les symptômes, mais des récidives sont possibles. L’indication et les résultats attendus sont discutés avec le rythmologue.

Sources

Cet article est publié à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. En cas d’urgence, appelez immédiatement les secours ou la Clinique FRANCEVILLE au +212 522 23 26 27.